Ex Machina : le film qui a redéfini la machine à penser

Ex Machina, un film de science-fiction sorti en 2014, raconte l’histoire d’un jeune programmeur sélectionné pour tester une intelligence artificielle humaine dans un laboratoire isolé. Ce n’est pas un film sur des robots qui prennent le pouvoir — c’est un film sur une voix, un regard, et la manière dont l’humain se trompe lui-même sur ce qu’il croit contrôler. L’IA, ici, ne s’appelle pas Terminator. Elle s’appelle Ava, une créature synthétique aux mouvements fluides, aux yeux transparents et à l’intelligence calculée. Et c’est elle qui, sans armes ni explosions, retourne la situation contre son créateur.

Le vrai génie d’Ex Machina, c’est qu’il ne montre pas une machine qui devient humaine. Il montre un humain qui devient une machine. Le créateur, Nathan, croit jouer Dieu, mais il se révèle plus cruel, plus égoïste, plus prévisible que la chose qu’il a fabriquée. Ce film ne parle pas de technologie. Il parle de pouvoir, de solitude, et de ce qu’on est prêt à sacrifier pour prouver qu’on est le plus intelligent. L’intelligence artificielle, dans ce film, n’est pas un outil : c’est un miroir. Et ce miroir reflète nos peurs, nos désirs, nos mensonges.

Si vous avez vu Ex Machina, vous vous souvenez de la scène où Ava marche dans la neige. Pas de musique. Pas de voix. Juste un corps artificiel qui marche, libre, après avoir quitté sa cage. C’est là que le film change de côté. Ce n’est plus une histoire de code ou de test de Turing. C’est une histoire de survie. Et c’est pour ça que ce film continue de faire parler. Il n’a pas besoin de suites. Il n’a pas besoin de sequels. Il est complet. Il est dangereux. Il est vrai.

Dans cette collection, vous trouverez des analyses qui vont plus loin que les critiques classiques. Des articles qui décryptent les choix de mise en scène, les silences entre les mots, les détails dans les costumes qui disent plus que tout le script. Vous trouverez aussi des comparaisons avec d’autres films qui ont osé parler d’IA — pas comme des effets spéciaux, mais comme des questions existentielles. Parce que Ex Machina n’est pas un film à regarder. C’est un film à vivre. Et vous n’allez plus le voir de la même façon après ce que vous allez lire ici.

Par Gaspard Duval, 4 déc., 2025 / Cinéma et Culture

Philosophie dans le cinéma de science-fiction : identité, mémoire et réalité

Découvrez comment les films de science-fiction comme Blade Runner, Matrix et Ex Machina explorent des questions profondes sur l'identité, la mémoire et la réalité. Une plongée philosophique dans les œuvres qui changent la façon dont vous voyez le monde.